Lénaïck Adam élu président de la CCOG, une nouvelle gouvernance pour l’Ouest guyanais
C’est sans opposition que Lénaïck Adam a pris la tête de la CCOG, succédant à Sophie Charles. Il a recueilli 42 voix sur 46, les autres bulletins étant blancs ou nuls.
Ce mandat de six ans s’ouvre dans un contexte d’élargissement des compétences de l’intercommunalité, qui dépasse désormais les 100 000 habitants.
Une gouvernance basée sur la concertation
Dans ses premières déclarations, le nouveau président a insisté sur la nécessité de travailler main dans la main avec les élus locaux. Il a également évoqué les enjeux financiers auxquels fait face le territoire :
« Le président de la CCOG n’est pas le patron des maires. Chaque maire reste responsable de sa commune. Nous allons agir en concertation avec leurs projets. La question des déchets pèse lourd sur notre budget. Il faudra que l’État prenne sa part de responsabilité aux côtés des collectivités. »
© Josy Joseph, maire d'Awala-Yalimapo - 6e vice-présidente de la CCOG
Des priorités tournées vers le développement du territoire
Parmi les axes de travail, Lénaïck Adam souhaite mettre en place un plan pluriannuel d’investissement en lien avec les besoins des communes :
« Nous allons établir un plan avec les maires pour identifier les priorités et aller chercher des financements. Il n’y a pas de solution miracle, mais une volonté d’avancer progressivement »
© Albéric Benth maire de Mana - 4e vice-président de la CCOG / Moise Edwin maire d'Apatour - 3e vice-président de la CCOG
Le désenclavement du territoire figure également parmi les enjeux majeurs. « C’est une nouvelle ère, une nouvelle gouvernance. Rien ne sera plus pareil. Il faut repenser les connexions et les mobilités sur ce territoire enclavé. », indique l’ancien député.
Pour l’accompagner, Jonathan Abienso a été élu premier vice-président. Plusieurs élus complètent l’exécutif, dont Moïse Edwin, Albéric Benth, Josy Joseph ou encore Marie-Hélène Charles.