« Je filme le métier qui me plaît » : des lycéens de l'Externat Saint-Joseph bientôt au Grand Rex à Paris
Pendant plusieurs mois, les élèves ont travaillé à la réalisation de films de trois minutes consacrés à des professions parfois victimes de stéréotypes. Armés de leurs téléphones portables et de simples micros, ils ont imaginé des scénarios, tourné leurs scènes et assuré eux-mêmes le montage.
Le groupe de Laura, élève en Terminal au lycée Externat Saint-Joseph a choisi de mettre en avant le métier de professeur d’arts plastiques. Une manière de défendre une discipline souvent mal comprise par les élèves.
« Beaucoup d’élèves pensent que ce métier est là simplement pour aider les élèves à augmenter leur moyenne », explique Laura. « Les élèves viennent uniquement pour les notes et ne pensent pas vraiment à leur progression personnelle. », regrette-t-elle.

À travers leur film, les lycéens souhaitent montrer que cette matière permet aussi de développer la créativité et la culture personnelle, précise la lycéenne.
« Ce n’est pas à cause de ce qu’on peut penser autour qu’on a pris cette matière, mais plutôt pour créer, partager et développer sa propre culture personnelle à propos de l’art »
Une immersion sur le terrain
Le groupe d’Indali, élève de terminale, s’est intéressé au métier de technicien forestier. Les élèves ont dû faire face à plusieurs difficultés techniques lors du tournage en forêt, raconte-t-elle.
« On a tout filmé en un coup dans la forêt sur une durée de quatre heures. Ça a été très compliqué. On a dû recommencer plusieurs prises parce que le responsable du tournage n’a pas pu être présent. »

Le groupe a également dû composer avec un calendrier serré et peu de matériel audiovisuel. Malgré cela, les élèves ont réussi à finaliser leur projet avant la date limite. Une performance saluée par leur professeure de Science économique et sociale, Ingris Fernandez Martinez, qui les a accompagnés tout au long du projet.

L’enseignante souligne également l’investissement des élèves et leur capacité à rendre accessibles des métiers parfois méconnus :
« À un moment donné, ils étaient un peu démoralisés parce que le matériel n’était pas arrivé. Mais avec un simple portable et des oreillettes utilisées comme micros, le résultat était vraiment bien. Il y a beaucoup d’humour dans leurs vidéos. Le but était aussi de rendre accessibles ces métiers qui ne sont pas connus ».
Finalistes parmi des milliers d’établissements à l’échelle nationale, les lycéens ont désormais les yeux tournés vers Paris, où ils représenteront la Guyane lors de la finale au Grand Rex à Paris, le 27 mai prochain.