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Serge Letchimy condamné à 18 mois avec sursis et 5 ans d’inéligibilité

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision ce jeudi 19 février 2026 dans l’affaire liée au départ à la retraite de Serge Letchimy de la mairie de Fort-de-France.

  • Par: adminradio
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Le président du conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), Serge Letchimy, est le seul des quatre prévenus à avoir été reconnu coupable de concussion dans le cadre de la procédure de départ à la retraite qu’il avait suivie à la mairie de Fort-de-France. Il écope de 18 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité et 150 000 euros d’amende, alors que les trois autres prévenus ont été relaxés.

Seul Serge Letchimy a été reconnu coupable, le tribunal ayant estimé que les autres prévenus, le maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, Yvon Pacquit et Max Bunod, ne pouvaient être tenus responsables des faits reprochés. L’exécution provisoire n’a pas été ordonnée, ce qui laisse à Serge Letchimy la possibilité de conserver son mandat en cas d’appel.

Les réquisitions du parquet

Lors du procès, le ministère public avait requis des peines pour chacun des prévenus :

Serge Letchimy : 2 ans de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité et 150 000 € d’amende.

Didier Laguerre : 18 mois de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité et 20 000 € d’amende.

Yvon Pacquit : 6 mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende.

Max Bunod : 12 mois de prison avec sursis et 10 000 € d’amende.

Le tribunal a finalement relaxé les trois derniers, ne retenant la culpabilité que pour l’ancien maire de Fort-de-France.

Serge Letchimy a immédiatement annoncé son intention de faire appel :

"Le Tribunal correctionnel a reconnu qu’aucun fait de détournement de fonds publics ne pouvait être retenu dans ce dossier. Mon départ à la retraite est légal, et les fonds versés par la mairie l’ont été conformément à leur destination légale. Il n’y a donc jamais eu de détournement de fonds publics dans cette affaire."

Il dénonce également un acharnement judiciaire :

"Le Tribunal a estimé que je n’aurais pas dû percevoir les sommes qui m’ont été versées lors de cette réintégration compte tenu de mon statut de député à l’époque des faits. Cette décision est contestable au regard des dispositions légales et de la jurisprudence."

En attendant son nouveau procès, il assure se concentrer sur ses missions à la tête de la CTM : "Aucune infraction ne peut m'être reprochée."

Didier Laguerre a réagi par communiqué :

"Je prends acte du jugement me concernant qui prononce ma relaxe totale. La décision rendue aujourd'hui confirme qu'aucune infraction ne peut m'être reprochée dans l'exercice de mes fonctions."

Cette décision tombe à point nommé pour le maire, candidat à sa propre succession à Fort-de-France.