Emmanuel Macron réunit 500 maires à l’Élysée, dont des élus guyanais
500 maires venus de toute la France, y compris des Outre-mer, ont participé à cette rencontre après une série d’ateliers organisés dans plusieurs ministères, notamment ceux de l’Intérieur, de la Santé et des Outre-mer.
Le chef de l’État a salué leur engagement et insisté sur leur rôle central dans la mise en œuvre des politiques publiques, tout en appelant à mieux accompagner ces élus souvent confrontés à des critiques, des violences et à des contraintes administratives.
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Cette rencontre à l’Élysée a permis à la poignée de maires guyanais de porter la voix du territoire au plus haut niveau de l’État, entre attentes de simplification administrative et urgences sociales, économiques et sécuritaires.
Des élus guyanais bien présents
Parmi les participants figuraient Sandra Trochimara, maire de Cayenne, Claude Plenet, maire de Rémire-Montjoly et Michel-Ange Jérémie, maire de Sinnamary et également président de l’Association des maires de Guyane (AMG). Ce dernier a salué un discours « mobilisateur » du chef de l’Etat, notamment sur la simplification des normes :
« Un discours qui semble aller dans le sens que les maires attendent (…) Nous souhaitons vraiment aller vers cette simplification pour mettre en place nos politiques publiques. »
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Des problématiques locales mises sur la table
En marge de cette rencontre, les élus guyanais ont échangé avec Naima Moutchou, ministre des Outre-mer, pour rappeler les difficultés spécifiques du territoire. Michel-Ange Jérémie a notamment insisté sur la hausse du prix du carburant :
« En Guyane, on peut trouver un litre d'essence à plus de 5 euros dans certaines communes enclavées (…) 53 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Tous les ingrédients sont réunis pour qu'il y ait une forme de poudrière sociale. »
Le manque de logements sociaux a également été évoqué, avec des besoins estimés à 45 000 logements sur dix ans.
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Sécurité et narcotrafic : une urgence partagée
Autre sujet majeur : la lutte contre le narcotrafic, particulièrement prégnant en Guyane. « Ce que les Antilles et la France hexagonale vivent aujourd’hui, nous l’avons vécu il y a plusieurs années (…) Ce problème doit être aussi traité à l’échelle des pays transfrontaliers dans la région Amazonie-Caraïbes », a rappelé Michel-Ange Jérémie.
Des annonces du ministère de l’Intérieur sont attendues dans les prochaines semaines, alors que les élus espèrent des mesures concrètes pour répondre à ces enjeux de sécurité.