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Présidentielle 2027 : les électeurs Guyanais voteront les 17 avril et 1er mai

Le gouvernement a officialisé les dates de la prochaine élection présidentielle le dimanche 18 avril et 2 mai 2027. Comme à chaque élections nationales, les électeurs de certains territoires d'Outre-mer dont la Guyane seront appelés aux urnes un jour avant l'Hexagone, les samedis 17 avril et 1er mai 2027. Un calendrier qui suscite déjà des réactions politiques.

  • Par: adminradio
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Le Conseil des ministres a entériné ce mercredi les dates de la prochaine élection présidentielle. En métropole, le premier tour se tiendra le 18 avril 2027 et le second le 2 mai 2027. En Guyane, ainsi qu'en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et en Polynésie française, les électeurs voteront la veille, soit les 17 avril et 1er mai.

Des dates pour davantage de participation… qui font polémique 

L'exécutif explique avoir retenu ces dates afin de favoriser la participation électorale malgré les vacances scolaires de printemps. Selon un proche du président de la République, ce calendrier correspond au moment où « on peut espérer le plus de participation », tout en réduisant le délai entre l'élection et la prise de fonction du futur chef de l'État.

En revanche, le second tour interviendra au lendemain de la Fête du Travail, ce qui signifie que le 1er mai sera soumis au silence électoral. Aucune réunion publique, distribution de tracts ou prise de parole des candidats ne pourra avoir lieu ce jour-là.

Des critiques de l'opposition, le gouvernement assume

Ce choix est déjà contesté par plusieurs responsables politiques. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, estime que « ce choix n'est pas neutre » et juge qu'il n'est « pas normal sur le plan démocratique », estimant que les manifestations du 1er mai pourraient avoir une portée politique.

Du côté du Rassemblement national, Sébastien Chenu évoque « une petite manœuvre », regrettant que le traditionnel rassemblement du parti prévu le 1er mai ne puisse probablement pas se tenir en raison du silence électoral.

À l'inverse, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, rappelle que son mouvement défendait un calendrier plus tardif afin de disposer d'une campagne plus longue, tout en reconnaissant que « nous ne pourrons évidemment pas prendre la parole le 1er mai ». D'autres responsables politiques, afiirment qu'au contraire, les périodes de vacances sont souvent synonymes d'éloignement du lieu de domicile donc des bureaux de vote. 

Face aux critiques, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré que « les règles de silence politique seront les mêmes que d'habitude » et a appelé « à la responsabilité des forces politiques », rappelant que ces dates ont été arrêtées après consultation des partis politiques et en tenant compte des différentes contraintes du calendrier électoral.

Près de deux millions d'électeurs ultramarins, dont ceux de Guyane, seront appelés au vote afin de désigner le succésseur d'Emmanuel Macron.