Grand-Santi : le personnel du collège Achmat Kartadinama dénoncent un climat de travail dégradé
Ce mouvement de protestation intervient après plusieurs mois de tensions au sein de l'établissement. Selon les personnels mobilisés, plusieurs enseignants contractuels auraient reçu des avis défavorables ou feraient l'objet de procédures qu'ils jugent injustifiées. Pour Dorian Léandre, représentant du SE-UNSA à Grand-Santi, la situation est devenue préoccupante.
« Nous avons demandé l'annulation de licenciements et d'avis défavorables portés contre certains collègues. Certains sont en poste depuis plus de dix ans et ont toujours reçu des évaluations positives. »
Les personnels dénoncent également un manque de dialogue dans la gestion de l'établissement.
« Nous voulons une communication claire, respectueuse et anticipée concernant la vie de l'établissement, ainsi qu'une prise en compte réelle de nos doléances. »
Une préparation de la rentrée jugée insuffisante et des inquiétudes sur le climat scolaire
Parmi les revendications figure aussi une meilleure concertation concernant l'organisation de la prochaine rentrée scolaire. Selon Dorian Léandre, les équipes souhaitent retrouver les habitudes de travail mises en place les années précédentes.
« Avant chaque rentrée, nous nous réunissions pour prendre en compte les contraintes de chacun, qu'elles soient liées à la santé ou à la vie familiale, afin d'organiser les emplois du temps et les niveaux d'enseignement. Nous souhaitons que cette concertation soit rétablie. »

Les personnels estiment que cette démarche est indispensable pour assurer de bonnes conditions de travail et garantir la réussite des élèves. Le syndicat alertent également sur la gestion de certaines situations de violence au sein du collège :
« Nous demandons la restauration d'un climat scolaire sécurisé. Certains élèves auteurs de violences sont réintégrés dans le cadre scolaire sans avoir été réellement sanctionnés, ce qui crée des tensions au sein de la communauté éducative »
Le SE-UNSA demande une intervention du rectorat
Dans un communiqué, le SE-UNSA Guyane évoque un « mode de gouvernance autoritaire » et un « climat de défiance généralisée » au sein de l'établissement. Face à cette situation, le syndicat réclame l'ouverture d'une enquête administrative indépendante sur le fonctionnement du collège, la suspension des procédures engagées contre certains personnels et le remplacement du chef d'établissement :
« Lorsqu'un chef d'établissement n'est plus en capacité de rassembler et qu'il fracture durablement les équipes, il se disqualifie de fait pour poursuivre sa mission »
Les cours ont toutefois été maintenus ce mardi. Un courrier a été adressé à l'administration et transmis au rectorat par l'organisation syndicale. Les personnels attendent désormais une réponse de l'institution.