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Hydrocarbures : « Notre rupture avec la gauche est actée », lancent Davy Rimane et Jean-Victor Castor

À l’issue de l’examen en commission de la proposition de loi visant à lever l’interdiction de recherche et d’exploitation des hydrocarbures dans les territoires ultramarins, les députés de Guyane Davy Rimane et Jean-Victor Castor dénoncent un vote qu’ils jugent contraire aux intérêts du territoire. Dans un communiqué offensif, ils annoncent une rupture politique avec une partie de la gauche française.

  • Par: adminradio
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Ce mercredi 3 juin, la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale examinait la proposition de loi portée par le sénateur Georges Patient. Le texte vise à permettre, dans les territoires d’Outre-mer, la reprise des activités de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, interdites depuis la loi Hulot de 2017.

Mais l’adoption d’amendements supprimant l’article premier du texte a suscité la colère des parlementaires guyanais Davy Rimane et Jean-Victor Castor : 

« Le cœur de la gauche est populaire, soutenir les plus précaires est son leitmotiv. Par conséquent, les votes pour les amendements de suppression de l’article premier sont un choc »

Pour les deux élus, cette décision traduit une incompréhension profonde des réalités ultramarines et marque « un choc des mentalités ».

« Une rupture avec la gauche »

Dans leur communiqué, les députés ne cachent pas leur déception à l’égard de leurs alliés politiques traditionnels. « Ce choc d’une bien-pensance de gauche rejointe par les macronistes acte clairement notre rupture avec la gauche », affirment-ils.

Les élus dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une contradiction entre les discours de solidarité sociale et les choix politiques opérés à Paris.

« Nous avons fait confiance aux élus pensant avoir les mêmes valeurs, celle de lutter contre la misère sociale. À cette commission, nous y avons vu de l’hypocrisie et de la lâcheté. »

Développement économique et souveraineté

Les deux parlementaires défendent l’idée que la question des hydrocarbures dépasse le seul débat environnemental. Tout en affirmant ne pas être « climatosceptiques », ils se présentent comme des « climato-conscients », rappelant que la Guyane est directement exposée aux effets du changement climatique.

« Nous parlons ici de géopolitique. Nous parlons de géostratégie. Nous parlons de souveraineté, de développement, de dignité et de capacité pour la Guyane de sortir de la situation dans laquelle elle est maintenue. »

Selon eux, les enjeux économiques liés aux ressources naturelles pourraient contribuer à réduire la précarité et la dépendance du territoire.

Malgré ce revers en commission, les députés assurent qu’ils poursuivront le combat lors de l’examen du texte dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 11 juin prochain. « Les Guyanaises et les Guyanais pourront compter sur nous. Nous continuerons à mener bataille dans l’hémicycle », promettent-ils.

« Nous sommes déterminés à ce que la Guyane sorte de cette situation-là, par tous les moyens politiques, démocratiques et institutionnels possibles. Cela implique de prendre des risques. Nous les assumons pleinement. », concluent-ils.